La chorale

Les Valeureux Liégeois

Riche de plus de 250 oeuvres, profanes et sacrées, le répertoire explore toutes les époques et traduit tous les styles de la polyphonie.

Le répertoire compte aussi de nombreuses chansons populaires françaises et wallonnes, des Negro spirituals, des chants folkloriques et de tous pays... et aussi quelques chants patriotiques et de circonstances.

Toutes les oeuvres sont généralement chantées de mémoire et dans leur langue originelle. On peut entendre l'Ensemble Vocal Royal chanter en français ancien et moderne, wallon, latin, italien, espagnol, anglais, américain, japonais, breton, ukrainien, russe, polonais, tchèque, slovène, hébreux...

Un peu d'histoire

1912-1922

Au début du XXe siècle, tout Liège résonne des accords émis par des dizaines de chorales, orphéons, harmonies et orchestres regroupant des centaines de chanteurs et musiciens. En 1912, il y a donc cent ans, le mardi de la fête à Chênée, six jeunes gens, élèves du conservatoire de Liège de la classe de Monsieur Sylvain Lavoye se réunissent Chez Poussard, le casino de l'Union, rue St Léonard à hauteur de la Place Ste Foy, dans l'intention d'y fonder une chorale.

Avec le fils du propriétaire, ils sont sept garçons pleins de dynamisme et d'espoir qui jettent les bases d'une société qui devait plus tard faire beaucoup parler d'elle. C'est donc ainsi que cette société de chant composée uniquement d'hommes, ce qui est de tradition à cette époque, voit le jour et se nomme : « Cercle Choral Les Valeureux Liégeois ». Leur directeur est évidemment Sylvain Lavoye qui remplit aussi les fonctions de Président.

Peu de temps après, l'avocat Simon Pirotte, habitant également le Quartier du Nord, est nommé président de la société. L'effectif s'étoffe rapidement et, peu de temps avant la guerre 14/18, l'orphéon compte 45 membres. Hélas, au mois d'août 1914, la plupart des membres répondent à l'appel de la Patrie et ce pendant quatre ans. Lourde léthargie des années terribles, le nombre de chanteurs est réduit à une trentaine.

Mais le courage et l'ardeur des premiers jours continuent à animer les rescapés du grand cataclysme et, sous l'impulsion et le dynamisme de leur président, avec une crânerie superbe bien caractéristique de l'esprit liégeois, la chorale, toujours sous la direction de Sylvain Lavoye, participe au concours de Charleroi en août 1920.

1922-1932

Le cercle choral, qui compte environ 125 membres depuis 1921, participera à plusieurs concours comme celui de Mulhouse en juin 1922, de Mâcon en 1924 et de Reims en 1927. Il y récolte les distinctions les plus honorifiques et accède ainsi à la division "Honneur".

En 1926 ou 1928

« Les Valeureux Liégeois » ont la bonne fortune de trouver en Monsieur Henri Thonon, lauréat du Conservatoire de Liège, un nouveau directeur formé à l'école des grands maîtres. C'est sous son habile maîtrise que « Les Valeureux Liégeois » font en 1929, en 1931 et en 1933, des tournées triomphales en Alsace, en Savoie, en Italie et en Suisse où ils font honneur à leur réputation artistique.

1932-1942

Avant les années de guerre...

1942-1952

La seconde guerre provoque une nouvelle éclipse... et beaucoup de membres ne reprendront plus leur place dans les rangs de la chorale... Ne voulant pas laisser disparaître leur société, quelques anciens décident, après beaucoup d'hésitation, de transformer la chorale « hommes" en chorale "mixte » en 1947 sous la présidence de Conrad Brememkamp, le futur président de La Fédération Musicale de Belgique. Ainsi après 35 ans de « célibat », le Cercle accueille les premières voix féminines, son harmonie s'élargit et son répertoire se renouvelle.

Le Cercle obtient le brevet de « Royal » et devient donc le « Cercle Choral Royal Les Valeureux Liégeois ». Se succèdent à la direction musicale : Albert Vrayenne, Léon Thill, Etienne Mawet, René Delwick (dont certaines harmonisations sont encore au répertoire actuel).

1952-1962

Marguerite Thiernesse, professeur à l'Académie Grétry, devient la nouvelle directrice du « Cercle Choral Royal Les Valeureux Liégeois » toujours sous la présidence de Conrad Brememkamp. Elle amène dans ses bagages, plusieurs élèves, dont Roger Solhosse, encore chanteur et soliste dans la chorale aujourd'hui.

Ces nouveaux membres de valeur, conjugués au dynamisme de la directrice, permettront à la chorale de gravir les différents échelons afin d'obtenir une distinction de catégorie « Honneur B » en 1961 à Ettelbruck. Les étapes intermédiaires s'étaient situées à Wiltz et Huy en 1960.

1962-1972

En 1962, Albert Lantin succède à Marguerite Thiernesse pour la direction et René Joliet à Conrad Brememkamp pour la présidence après un court intermède de Charles-Henri Derache. Cette troisième période de prospérité va faire place à ce qu'il est convenu d'appeler « l'ère Albert Lantin ». Ce dernier est un ancien pensionnaire des opéras de Gand, Liège et Verviers.

Fier, compétent, charismatique et l'esprit frondeur, Albert Lantin va relever tous les défis dont celui d'une messe télévisée à Chèvremont. Il conduira « Les Valeureux Liégeois » de succès en succès, au sommet du classement des chorales, soit la catégorie « Honneur A », au concours international de Mâcon en 1966 (Premier prix du Gouvernement Français et coupe de la ville de Mâcon).

Une anecdote intéressante : à l'occasion de leur séjour à Mâcon, « Les Valeureux Liégeois » ont chanté une messe à la cathédrale et l'organiste était celui-là même qui, 42 ans auparavant, avait accompagné « Les Valeureux Liégeois », formation hommes, pour l'interprétation de la messe dans la même cathédrale.

Pendant quinze ans, Albert Lantin conduit « Les Valeureux Liégeois » à participer à de nombreux concours. Celui d'Epinal (France) en 1968 où ils obtiennent le premier prix, le concours de Middlesbrough (Angleterre) en 1970 avec le quatrième prix ex-aequo avec une chorale américaine...

1972-1982

C'est le début des années 80, et la chorale se trouve de nouveau modifiée par l'arrivée d'un nouveau directeur, Pierre Thonard en 1976 et par la création d'un nouveau poste, celui de délégué aux relations publiques.

Le premier à occuper cette fonction est Fernand Lhoest qui, assisté par Hervé Duchêne, le secrétaire de l'époque, permettra aux « Les Valeureux Liégeois » de partir en tournée dans de nombreux pays d'Europe. Il s'agit bien de réelles tournées et non plus de concours, notamment à La Cluza (France) et deux fois en Yougoslavie.

Pendant cette période, la chorale s'affirme sur le territoire belge comme groupe folklorique de référence et de nombreux organisateurs font appel à eux parfois plusieurs années consécutives. C'est le cas de « Deigné Fleuri » ou encore de "La Fête du Fort de Lantin" à laquelle "Les Valeureux Liégeois" participent chaque année.

1982-1992

Cette décennie entraîne « Les Valeureux Liégeois », sous l'impulsion de Guy Delwaide, vers des tournées en Champagne, Provence, Quercy (France), Tchéquie et plusieurs fois en Bretagne (Quimper, Dinant, Brest).

Certaines sont même épiques et mémorables comme la fameuse tournée en Provence où, sous une chaleur torride, les cars tombent en panne les uns après les autres. Pour la petite histoire, le groupe, formé des « Les Valeureux Liégeois » et de « L'orchestre Inter facultaire de l'Université de Liège », eurent à utiliser plus de dix cars différents...

Ces tournées permettent aux « Les Valeureux Liégeois » d'exporter le folklore wallon au sein d'autres communautés mais aussi d'apprendre des choeurs des régions visitées, au grand bonheur de leurs spectateurs. En échange, la chorale qui les reçoit est invitée à se produire en Belgique.

Parallèlement à ces tournées, pour le moins agréables, d'autres grandes oeuvres sont jouées et organisées en collaboration avec d'autres sociétés. Ces grandes oeuvres sont interprétées en Belgique et parfois à Paris. La plus prestigieuse est sans conteste « La Messe KV66 » de Mozart, une oeuvre rarement produite en concert...

1992-2002

Au milieu des années 90, après avoir travaillé sous la présidence d'André Maljean et de René Marly, Guy Delwaide cédera sa place aux relations publiques à Arlette Meyers. La nouvelle présidence sera confiée à Albert Staffe en 2001. Ces deux nouveaux responsables se verront confier une mission de grande importance pour ce nouveau millénaire : fêter comme il se doit les 25 ans de direction de Pierre Thonard et aussi les 90 ans de l'« Ensemble Vocal Royal Les Valeureux Liégeois ».

La saison 2001-2002 sera donc jalonnée de plus de 4 concerts où Pierre Thonard, dirigera « Le Gloria » de Vivaldi avec pour solistes Christine, Véronique et Nathalie, les trois filles de Roger Solhosse, ami de longue date du chef de choeur et, surtout, le plus ancien membre de la chorale...

2002-2012

Les 90 ans de la chorale seront l’occasion de reprendre en une « Valeureuse Salade Liégeoise » - un spectacle historique et humoristique joué deux fois sur la scène du Studio Théâtre de Liège - les principaux événements des dernières années. Nous retrouvons ainsi le groupe des jeunes trentenaires, anciens membres, pour se joindre à la fête.

Le festival « Franchoralies », créé en 2000 afin d’inviter des chorales de toutes provenances, se répète tous les deux ans en un weekend bien chargé pour accueillir notamment un groupe de jeunes Finlandais en 2004 et une chorale universitaire russe de Kemerovo (Sibérie) en 2008.

Cinq concerts de prestige de la Messe Solennelle Ste Cécile de Gounod couvriront les années 2004 et 2005 en plus d’une tournée de 3 concerts en Bretagne.

Autres déplacements à l’étranger : en 2003 dans le sud de la France et en 2005 à Chantevièze en Suisse chez nos amis de Troistorrents qui nous avaient d’abord rendu visite en février 2004. Malheureusement Pierre Thonard ne souhaite plus assurer la direction lors des tournées à l’étranger, c’est ainsi qu’Anne Seghers, pour les tournées en Suisse et en France, prendra la relève suivie de Christine Solhosse, pour les tournées en Sicile (2007) et en Hongrie (2008). Notre 95e anniversaire ne passe pas sous silence quand nous mettons en scène « Li Docteur Macasse », opérette wallonne de F. Duysinx, en septembre 2007, au théâtre du Trianon et avec des acteurs et chanteurs de renom, les Valeureux Liégeois assurant l’importante partie des chœurs. La même année, forts de notre voyage en Sicile, nous souhaitons retrouver tous nos amis lors du premier BBQ (fin août) et nous donnons un premier concert de Noël à l’église Ste Julienne avec Jean Vallée.

Chaque année, nous organisons :

Les Franchoralies en mars, un cabaret avec repas démocratique en avril (depuis 2011), le BBQ en août et un concert de Noël.

La décennie 2002-2012 verra encore beaucoup de modifications dans la vie du groupe :

2006 : Albert Staffe, président, cède sa place à Anne-Marie Ernes-Van Oppen. Fin 2008 : Pierre Thonard laisse petit à petit la direction à Christine Solhosse qui prend la baguette définitivement en mars 2009 en collaboration occasionnelle avec Pierre-Henri Hamers. Nous quittons les locaux du Cercle des Waroux, qui nous a hébergés très amicalement pendant plus de vingt ans, pour la salle des Genêts à Naniot où nous trouverons les locaux suffisants pour les exigences des répétitions en pupitres.

2012 : pour fêter le centenaire de notre chorale, nous choisissons de chanter le Credo et le Gloria de Vivaldi. 3 concerts de prestige à Visé, Liège et Engis. Suivront 3 autres concerts en 2013 en Bretagne.

Pour la suite, les autres concerts et activités se retrouvent sur la page "Concerts passés".